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03-11-2009

Yuval Steinitz : «Israël n'a pas eu besoin de plan de relance»

Yuval Steinitz, ministre israélien des Finances : une reprise en V pour Israël.Le ministre des Finances israélien explique pourquoi il a relevé les impôts pour combattre la récession. Très dépendant des exportations qui représentent près de la moitié de son activité, Israël est pourtant l'un des rares pays non asiatiques à avoir évité la récession en 2009 (son PIB a progressé de 0,5 %). Et le FMI le crédite d'une croissance de 3 % pour 2010......

 

De passage à Paris, où il est venu négocier l'adhésion de son pays à l'OCDE, Yuval Steinitz, ministre des Finances du gouvernement Néta­nyahou depuis un an, revendique une politique économique très originale. Certes Israël bénéficie d'un secteur privé puissant, axé sur les nouvelles technologies, et sa Banque centrale a distribué de l'argent bon marché comme toutes les autres.

En revanche, il est le seul pays au monde à avoir relevé d'un point la TVA, de 15,5 % à 16,5 % dès juillet dernier, en pleine tourmente, alourdissant du même coup les taxes sur les carburants ! «Contrairement à la plupart des gouvernements, qui ont distribué de l'argent public pour soutenir la demande des ménages et des entreprises, nous n'avons pas fait de relance, si ce n'est en faveur de la recher­­­­­che des entreprises», explique cet ­ancien philosophe de 52 ans, auteur d'un best-seller Invitation à la philo­sophi e, réédité quarante fois. Il n'hésite pas à invoquer Aris­tote :

«L'activité humaine a besoin de se fixer des buts pour fonctionner efficacement. De façon à rétablir la confiance nous avons proposé aux milieux d'affaires et aux consommateurs de se projeter sur la sortie de crise au lieu de la subir comme une catastrophe existentielle. Nous nous sommes engagés à réduire les impôts sur sept ans, de ramener l'impôt sur le revenu de 46 % à 39 % en 2016 et la taxation des bénéfices de 26 % à 18 %.» Ces promesses ont permis de faire avaler la pilule de la TVA.

Car l'État avait besoin d'argent, la dette publique représentait déjà 78 % du PIB en 2008. Le risque d'un tel tour de vis fiscal était certes ­limité pour les industries locales, car le pays importe la moitié de ses produits de consommation. Aidés par le dollar «Après avoir chuté d'un tiers, nos exportations ont redémarré rapidement à partir d'août-septembre.

Paradoxalement, la faiblesse du dollar américain vis-à-vis du shekel, loin de nous handicaper, nous a rendu service. Nos entreprises high-tech, fabriquent des composants pour Google, Intel, Motorola, IBM, dont les marchés ont augmenté grâce à la baisse du dollar : nous en avons profité indirectement !», se félicite Yuval Steinitz.

Il n'hésite pas à parler de reprise en V pour l'économie israélienne. Et d'ailleurs la Banque d'Israël, est la première au monde à avoir relevé ses taux directeurs, à l'automne 2009. Pour sa part le gouvernement a pu anticiper début janvier 2010 la baisse d'un demi-point de la TVA, avec un an d'avance sur le calendrier.

Un réel succès, alors que l'Europe et l'Amérique se demandent aujourd'hui si le remède de la relance budgétaire censée combattre la dépression n'est pas pire que le mal.

Figaro.fr/conjoncture

 

 

 

youval steinitz

EXCLUSIF – C’est une véritable révolution que Youval Steinitz propose dans la gestion des finances publiques. Le ministre des Finances va déposer dans quelques jours un projet de loi comprenant deux mesures principales: le premier volet concerne la prolongation de la pratique d’un budget bisannuel pour 2011/2012; le second concerne le système de fixation des dépenses publiques en fonction du volume de la dette publique.

Un budget bisannuel définitif On sait que pour 2009 et 2010, la Knesset avait adopté un budget bisannuel; cette pratique exceptionnelle pouvait se justifier par le fait que le gouvernement n’avait pris ses fonctions qu’à la mi-2009. En 2011, le gouvernement devait revenir à un budget annuel comme c’est la pratique dans tous les pays du monde.

Or voilà que le ministre des Finances propose de reconduire la pratique du budget bisannuel en 2011/2012 et, éventuellement, de transformer cette pratique provisoire en définitive.

Youval Steinitz justifie sa proposition en affirmant que « le budget bisannuel permettra au gouvernement une planification à long terme et contribuera à la stabilité, la croissance et la prospérité de l’économie israélienne ». Il indique aussi que le budget bisannuel israélien a reçu le soutien des organisations internationales, comme le FMI et l’OCDE.

 

La proposition d’adopter définitivement un budget bisannuel est rejetée par le Parti travailliste comme par certains députés de la majorité. Ehoud Barak répète, à qui veut l’entendre, que « l’actuel budget bisannuel était une mesure exceptionnelle ».

De même, certains députés estiment que le fait de voter un budget tous les deux ans est une atteinte à la démocratie parlementaire et que cette pratique réduit la capacité des députés d’intervenir dans les principales décisions de politique économique. Il est à parier que c’est le Premier ministre Benyamin Netanyahou qui devra trancher. Les dépenses publiques déterminées par le taux d’endettement

Le second volet de la réforme des finances publiques concerne la méthode pour déterminer le volume de l’enveloppe budgétaire globale. En 2009, par exemple, la loi des finances a fixé l’augmentation des dépenses publiques à 1,7% l’an, soit l’équivalent de la croissance démographique annuelle de la population israélienne.

Dorénavant, Youval Steinitz propose de déterminer l’augmentation des dépenses publiques en fonction du rapport entre la dette publique et le produit intérieur brut (PIB). « Ce nouveau principe fiscal permettra de combiner la volonté d’améliorer les services publics et les infrastructures nécessaires à la croissance de l’économie, tout en respectant le besoin d’une discipline fiscale claire et définie par avance, ainsi que la nécessité de réduire le niveau d’endettement national ».

En d’autres termes, l’objectif avoué de Youval Steinitz est d’adopter la règle de Maastricht qui prévoit que la dette publique ne doit pas dépasser 60% du PIB. Certes, selon les calculs des fonctionnaires du Trésor, les dépenses publiques auraient dû augmenter de 2,6% (au lieu de 1,7%) en 2009. Mais le simple fait de lier les dépenses publiques au niveau de l’endettement ne permettra pas au gouvernement de rester maître de sa politique budgétaire et fiscale.— Jacques Bendelac (Jérusalem)

 

http://www.israelvalley.com/news/2010/02/24/26499/israel-economie-le-ministre-des-finances-propose-une-revolution-dans-la-gestion-des-finances-publiques-un-budget-bisannue

 OCDE

 

http://www.israelvalley.com/news/2009/11/17/25200/

Nov 200917
Par Jacques Bendelac à l'OCDE, Paris.

REPORTAGE – Qu’est-ce qui fait courir les Israéliens à Paris ? Un château, mais pas celui de Versailles: le Château de la Muette. Et pour cause: sauf imprévu de dernière minute, l’adhésion d’Israël à l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) est programmée pour le printemps 2010. C’est dire que les derniers préparatifs s’accélèrent. Et le siège de l’OCDE se trouve précisément dans le 16e arrondissement de Paris, au Château de la Muette.


Voilà quelques mois que les délégations israéliennes se succèdent à Paris: députés de la Knesset, ministres, hauts fonctionnaires, etc. Leur mission: prendre contact avec les fonctionnaires de l’OCDE, se familiariser avec le travail de l’organisation et discuter de la prochaine adhésion d’Israël. C’est dans le cadre d’une mission officielle que nous avons pu pénétrer le centre nerveux de l’OCDE: le Château de la Muette et ses annexes.


Le Château de la Muette à Paris, siège de l’OCDE depuis 1961, est devenu le « sanctuaire » de l’économie de marché. C’est le baron Henri de Rothschild qui a fait construire l’actuel Château de la Muette en 1921; après la guerre, en 1948, les héritiers de la famille Rothschild vendront les parties nord et sud de la propriété sise rue André-Pascal à l’Organisation de Coopération Économique européenne qui deviendra, en 1961, le siège de l’OCDE.


Le premier pas au cœur de l’OCDE se fait par l’enregistrement à l’accueil; le visiteur reçoit un badge à son nom qui, pour des raisons de sécurité, devra être porté de façon visible tout au long de la présence dans les locaux de l’organisation. La visite peut alors commencer.


Le cœur de l’économie libérale


L’OCDE regroupe aujourd’hui 30 pays membres, parmi les plus riches de la planète. Leur point commun: être attachés aux principes de la démocratie et de l’économie de marché. L’organisation s’est fixée différentes missions: soutenir une croissance économique durable, développer l’emploi, élever le niveau de vie, maintenir la stabilité financière, aider les autres pays à développer leur économie, contribuer à la croissance du commerce mondial, etc. Bref, un programme ambitieux mais nécessaire pour renforcer l’économie des pays membres.


Pour remplir sa tâche, l’OCDE a développé une imposante infrastructure: vastes locaux, fonctionnaires multilingues, moyens informatiques massifs, etc. Depuis plus de 40 ans, l’OCDE est une des sources de données statistiques, économiques et sociales les plus importantes et les plus fiables du monde. Outre ses activités de collecte de données, l’OCDE suit les tendances, analyse et prévoit les évolutions économiques. L’Organisation étudie également les changements qui affectent la société (comme le vieillissement ou le chômage) ainsi que l’évolution de la situation concernant les échanges, l’environnement, l’agriculture, la technologie, la fiscalité, etc.


Quinze années d’intenses préparatifs


Les premiers contacts pour permettre à Israël de participer aux activités de l’OCDE remontent à 1994. Puis, c’est début 1995 que les pays de l’OCDE décidèrent que, comme phase préparatoire à son adhésion pleine, Israël peut être admis avec un statut d’observateur dans un grand nombre de commissions professionnelles de l’Organisation.


Ce n’est que plus récemment que le processus s’est accéléré. Officiellement, c’est le 16 mai 2007 qu’il a été décidé d’ouvrir les négociations avec Israël et quatre autres pays (le Chili, l’Estonie, la Fédération de Russie et la Slovénie), en vue de leur adhésion à l’OCDE. Et c’est après plus d’une décennie de tractations, le 30 novembre 2007, que le Conseil de l’OCDE a adopté une « feuille de route » fixant le cadre des négociations en vue de l’adhésion définitive d’Israël à l’organisation.


Tout au long de 2009, de nombreuses délégation de l’OCDE se sont rendues en Israël pour favoriser l’adaptation des politiques communes dans de nombreux domaines comme la politique environnementale, sociale, emploi, etc. Ces derniers mois, le processus d’examen de l’adhésion d’Israël à l’OCDE est entré dans sa dernière phase; son admission officielle à l’organisation internationale est prévue pour le printemps 2010. D’ici là, les contacts entre Israël et l’OCDE vont s’intensifier pour mettre aux points les derniers détails de l’adhésion israélienne.


Un cadre international prestigieux pour Israël


Qu’est-ce qui pousse donc Israël dans les bras de cette organisation économique qui n’offre à ses adhérents aucun avantage économique, fiscal ou douanier ? D’abord, le prestige de fréquenter une scène internationale. L’OCDE n’est pas l’ONU: on n’y parle ni de guerre, ni de paix, mais de croissance économique, de lutte contre la corruption ou de protection de l’environnement. En devenant membre d’une organisation qui prône la démocratie et l’économie de marché, Israël va redorer son blason international et améliorer sa position parmi la communauté financière mondiale.


Par ailleurs, Israël bénéficiera d’un cadre international qui lui permettra de comparer, avec d’autres pays semblables, ses expériences en matière d’action publique. Les domaines d’action de l’OCDE sont suffisamment larges pour permettre à Israël de profiter de l’expertise des autres: agriculture, éducation, science, environnement, technologie, emploi, technologie, etc.


Dorénavant, Israël pourra chercher des réponses à des problèmes communs, identifier les bonnes pratiques et coordonner les politiques nationales et internationales concernant dans les échanges, la fiscalité, la gestion publique, l’emploi, la protection sociale, etc. Par exemple, les experts de l’OCDE ont déjà indiqué au gouvernement israélien que la structure de sa fiscalité (impôts indirects plus élevés que l’impôt sur le revenu) comme sa politique monétaire actuelle (soutien à la parité dollar/shekel) étaient très éloignées des politiques pratiquées par les pays de l’OCDE. Sur le plan social, les pays membres ont recommandé de corriger rapidement des « anomalies » de la société israélienne, comme les fortes inégalités économiques entre Juifs et Arabes ou le taux de pauvreté qui est particulièrement élevé en Israël.—


Les six mois qui viennent seront décisifs: sauf surprise de dernière minute, les fonctionnaires israéliens devraient rejoindre les 40.000 hauts fonctionnaires des administrations nationales qui participent chaque année aux réunions des différents comités et assemblées de l’OCDE.


Jacques Bendelac

Par GAD - Publié dans : POLITIQUE ISRAELIENNE - Communauté

 

Le fiasco économique du Hamas à Gaza depuis 2007 La tension ne cesse de monter entre le gouvernement islamique du Hamas, qui contrôle Gaza, et l’Egypte. Les convois humanitaires à destination de Gaza sont bloqué par les soldats égyptiens dans le port d’Al-Arich. De même, les autorités égyptiennes ont entrepris de construire une barrière d’acier souterraine pour endiguer le flot de marchandises acheminées vers Gaza par les tunnels de contrebande.

Au jourd’hui, le calme précaire règne qui dans le Sinaï égyptien ne doit pas cacher la situation économique désastreuse à l’intérieur de la bande de Gaza. Pour de nombreux Gazaouis, l’économie des tunnels est leur seule bouée d’oxygène; mais c’est aussi un passage obligé pour la contrebande d’armes qui emprunte le réseau des tunnels.

L’abondance de produits de consommation, qui caractérise les marchés de la bande de Gaza, n’est qu’une apparence de prospérité. La vérité est ailleurs: les tunnels ne sont qu’un pis-aller qui allège le poids d’une situation économique dramatique. Ils servent à satisfaire des besoins vitaux mais ils ne favorisent en aucun cas le développement de l’économie locale. Les besoins essentiels (énergie, construction, etc.) ne sont pas satisfaits, ce qui plonge le million et demi de Palestiniens vivant dans la bande de Gaza dans une situation économique précaire.

La semaine dernière, le gouvernement du Hamas a adopté son budget annuel: 540 millions de dollars. Ce budget sera dépensé uniquement pour aider la population à survivre, aucun budget de développement n’étant prévu. Depuis la prise du pouvoir par le Hamas en 2007, la situation économique de la bande de Gaza n’a fait que se détériorer. La Banque mondiale estime que 95% des 4.000 entreprises qui fonctionnaient avant 2007 ont dû fermer leur porte, faute de matières premières.

Dorénavant, les observateurs de l’économie palestinienne estiment que le chômage touche 60% des Gazaouis. De même, 80% d’entre eux vivent en dessous du seuil de pauvreté (moins de 2 dollars par jour et par personne), ce qui les rend largement dépendants de l’aide humanitaire.

Jacques Bendelac (Jérusalem)

Par Aschkel - Publié dans : AU NOM DE L'ISLAM - Communauté

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Dernière mise à jour : ( 04-03-2010 )
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